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Portrait de Sarah Wilem, coordinatrice du Pôle territorial de Namur

Sarah Wilem a intégré le projet des Pôles territoriaux dès 2020. Elle est aujourd’hui coordonnatrice du Pôle territorial de Namur et nous explique son travail, le rôle des Pôles territoriaux et leur fonctionnement sur le terrain.

Pouvez-vous nous expliquer votre parcours en quelques lignes?

Logopède de formation, j’ai débuté ma carrière d’indépendante avec un poste de référente à l’hôpital des enfants pour les troubles envahissants du développement et les enfants porteurs d’autisme. J’ai de suite travaillé en collaboration avec le monde médical, paramédical et scolaire. J’ai donc été en contact avec les intervenants autour des élèves à besoins spécifiques dans le but d’aider les équipes pédagogiques avant même d’entrer dans le « monde » de l’enseignement. En 2016, j’ai été engagée comme logopède en intégration à l’institut Mariette Delahaut à Jambes. Intervenante dans les classes, j’ai entrepris le CAP, pour obtenir ensuite un certificat universitaire en accrochage scolaire et social. En septembre 2020, j’ai eu l’occasion de faire partie du projet pilote préfigurant les Pôles territoriaux WBE.

 

En quoi consiste votre travail au sein des Pôles territoriaux ?

Je suis coordonnatrice du pôle Territorial WBE Namur depuis juin 2022. Ma mission principale consiste à rendre l’école plus inclusive en aidant un maximum les équipes de l’enseignement ordinaire en renforçant leurs pratiques pédagogiques.

Nos missions s’adressent à l’enseignement ordinaire. L’une de mes premières missions a été de constituer une équipe pluridisciplinaire qui répond aux besoins des équipes des membres du personnel des écoles coopérantes du Pôle territorial.

Actuellement, l’équipe est composée de 20 personnes à temps plein : logopèdes, ergothérapeute, kinésithérapeutes, orthopédagogues, professeurs, instituteurs.

Mon travail consiste également à gérer les situations problématiques ou besoins spécifiques des écoles d’enseignement ordinaire, à analyser les demandes et à coordonner mon équipe pour répondre le plus adéquatement possible aux besoins du terrain. Nous pouvons tout aussi bien donner des séances d’information aux enseignants et directions que travailler de manière ponctuelle avec les enseignants directement dans les classes. Nous mettons en place le co-enseignement dans les écoles qui sont preneuses des projets proposés.

 

Comment cela fonctionne-t-il sur le terrain ?

Les changements entrainés par la réforme sont surtout des adaptations de pratiques pédagogiques. En fonction des demandes qui nous reviennent des directions et des centres PMS, nous mettons en place dans les écoles des aides ponctuelles répondant aux besoins spécifiques des élèves.

Des réunions sont organisées plusieurs fois par an autour des projets d’intégration repris par le pôle.

Des séances d’informations sont données dans les écoles par mes collaboratrices en fonction des demandes du terrain.

Nous tentons vraiment de nous détacher des étiquettes et des diagnostiques en nous basant sur un modèle de co-intervention avec les enseignants et sur des aménagements universels qui conduisent certains à revoir l’ensemble de leurs dispositifs pédagogiques, à pratiquer encore plus la différenciation et les pédagogies adaptées.

 

Quelle place les enseignants et les parents ont-ils dans ce nouveau système ?

Les enseignants sont les personnes les plus aptes à nous spécifier les difficultés des jeunes et à nous faire des demandes qui correspondent à leur réalité. Nous comptons bien évidemment sur leur collaboration pour nous aider à construire le projet de la manière la plus adéquate possible. Ils ont une place essentielle dans cette réforme.

Les parents font, quant à eux, partie des acteurs principaux autour des élèves à besoins spécifiques : ils gardent leur rôle de parents responsables, tout en faisant confiance aux équipes qualifiées pour venir en aide à leur enfant. Nous restons plus près des équipes éducatives et laissons le rôle de relais avec eux à nos collègues directs des CPMS.

 

Comment rassurer les plus réticents ?

Nous mettons tout en œuvre au quotidien pour aider les élèves et les enseignants. Je fais partie, comme les équipes des Pôles, des acteurs de terrain. Nous avons déjà toutes et tous fonctionné dans les classes et nous connaissons les difficultés, les limites que les enseignants rencontrent au quotidien. Notre objectif est vraiment de travailler main dans la main avec eux, dans une relation de confiance et de bienveillance pour qu’ils se sentent moins seuls, mais aussi pour que les élèves se sentent bien à l’école et s’y retrouvent dans leurs apprentissages.

 

Plus d’infos :www.wbe.be/soutien/poleterritoriauxquestcequecest/